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        <title type="main" level="a">Villes voisines, villes lointaines: Giovanni Cherubini et l’histoire urbaine</title>
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          <persName n="1" ref="https://orcid.org/0000-0003-3327-6241" type="ORCID">
            <forename>Élisabeth</forename>
            <surname>Crouzet-Pavan</surname>
            <placeName type="affiliation">Sorbonne Paris IV University, France</placeName>
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          <resp>This is a section of <title>Giovanni Cherubini. Il profilo, gli studi, l'eredità intellettuale</title>(DOI: <idno type="DOI">10.36253/979-12-215-0615-0</idno>) by </resp>
          <name>Paolo Nanni, Andrea Zorzi</name>
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        <publisher>Firenze University Press</publisher>
        <pubPlace>Florence</pubPlace>
        <date when="2025">2025</date>
        <idno type="DOI">https://doi.org/10.36253/979-12-215-0615-0.07</idno>
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          <p>Available for academic research purposes</p>
          <p>Open Access</p>
          <p>Copyright Author(s)</p>
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            <p>Content licence CC BY 4.0</p>
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        <p>This is original content, published for academic research purposes</p>
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      <abstract xml:lang="en">
        <p>Il contributo evidenzia come l’attenzione costante di Giovanni Cherubini per la storia delle città toscane, italiane ed europee nel medioevo, nella curvatura sociale del suo interesse per la storia delle strutture della società, venne profilandosi come una storia totale capace di attingere alla archeologia e all'etnografia per rileggere la documentazione testuale e ricostruire la storia degli uomini e dei luoghi.</p>
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            <item>Giovanni Cherubini</item>
            <item>storia urbana</item>
            <item>storia sociale</item>
            <item>metodo storico</item>
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      <p>It is available online at https://doi.org/10.36253/979-12-215-0615-0.07<ref target="https://doi.org/10.36253/979-12-215-0615-0.07" /></p>
      <div><head><hi>Villes voisines, villes lointaines: Giovanni Cherubini et l’histoire urbaine</hi></head><p rend="h1_author ParaOverride-1" ><hi rend="CharOverride-1">Élisabeth Crouzet-Pavan</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">En ouverture de cette étude, on retiendra les pages que Giovanni Cherubini consacre au Mercato Vecchio de Florence. Cet article, d’abord publié au sein d’un volume en hommage à Paolo Brezzi, puis repris dans </hi><hi rend="italic">Scritti toscani</hi><hi rend="CharOverride-1">, nous dit beaucoup de la place essentielle qui doit être reconnu à Giovanni Cherubini, historien des villes</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-081">1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">La longue description en vers, que le rimeur Antonio Pucci fit dans la seconde moitié du XIVe siècle du grand marché florentin, était souvent citée mais jamais vraiment analysée. Giovanni Cherubini la soumet à son acribie. Voilà le marché localisé au cœur du tissu urbain – le </hi><hi rend="italic">catasto</hi><hi rend="CharOverride-1"> de 1427 servant à compléter la description des infrastructures commerciales dans la Florence du XVe siècle. Le poème célébrait l’animation de la place florentine, bien supérieure à celle des cités voisines. L’historien commente donc la liste des produits offerts aux acheteurs et la richesse de l’approvisionnement de ce grand marché alimentaire pour la viande, les produits de la chasse, les légumes, les œufs, les fromages</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-080">2</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Les grains et les poissons étaient en effet vendus ailleurs. Tout un monde reprend vie: les domestiques des maisons bourgeoises en quête de produits frais, les paysannes venues vendre lait, fleurs et fruits, les badauds et les campagnards émerveillés par le spectacle de la ville, mais aussi les mendiants, les joueurs, les voleurs, les portefaix, ainsi qu’une foule de miséreux à la recherche de quelques heures de travail. Un petit groupe de Florentins, à l’abri du marché, parle politique. Une rixe éclate plus loin parce que des joueurs ont triché. Les tavernes proches attirent des hommes de toute condition et des prostituées car le quartier de la prostitution se situait entre le marché, le baptistère et Santa Maria Maggiore. Un cheval, ou une mule, s’échappe que l’on peine à rattraper. Les petits oiseaux, vendus pour être mis en cage, chantent. On entend les cris des métiers, les appels des vendeurs, les injures, les invectives, la sourde rumeur de la foule. Les couleurs explosent, les odeurs, agréables ou fortes, montent des paniers de fruits et des quartiers de gibier exposés.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Le lecteur, au fil de ces quelques pages, se voit comme transporté dans la vie quotidienne d’une des grandes villes italiennes du XIVe siècle. Il est en Toscane, il est à Florence, dans un des cœurs battants de la région et de la ville auxquelles Giovanni Cherubini a dédié une part importante de son œuvre d’historien. Il est sensible à la puissance d’évocation, portée par la grande fluidité de l’exposition. Et il découvre une série des caractères originaux de l’histoire urbaine telle que l’écrivait cet auteur.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Le premier d’entre eux, et n’y voyons aucun paradoxe, est que cet historien ne tranche pas dans les liens ontologiques qui unissaient villes et campagnes. L’article à peine cité, en décrivant les flux de marchandises ou en faisant ressurgir les silhouettes des paysans présents sur le marché urbain, le montre. L’intérêt de Giovanni Cherubini se porte en fait, en toute cohérence et continuité, sur les villes et les campagnes de la Toscane, ou plus largement de l’Italie de la fin du Moyen Age. Sa bibliographie en témoigne. Elle démarre en 1963 avec deux articles: l’un s’intéresse à la propriété foncière dans les campagnes d’Arezzo, l’autre à Pesaro. Le même partage se retrouve pour l’année 1965: la propriété foncière d’un marchand toscan du XIVe siècle, les feudataires et bergers dans la Campagne romaine, un article sur Lucques, un autre sur Livourne</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-079">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Inutile de poursuivre. Plutôt que de tenter d’esquisser, en une entreprise aussi difficile qu’illusoire, une pesée quantitative qui déterminerait le nombre de travaux relevant d’un champ ou de l’autre, on soulignera comment des titres se répondent, venant former des manières de diptyques: </hi><hi rend="italic">Le città italiane dell’età di Dante</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-078">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">, </hi><hi rend="italic">Le città comunali di Toscana</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-077">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">, </hi><hi rend="italic">Le città europee del Medioevo</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-076">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1"> aux côtés de </hi><hi rend="italic">L’Italia rurale del Medioevo</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-075">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. A moins que la matière des villes et des champs ne soit distribuée de manière plus ou moins symétrique à l’intérieur d’autres volumes: </hi><hi rend="italic">Signori, contadini, borghesi. Ricerche sulla società italiana del basso medioevo</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-074">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1"> ou </hi><hi rend="italic">Scritti toscani: l’urbanesimo medievale e la mezzadria</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-073">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Autant d’ouvrages qui dessinent le vaste périmètre assigné par cet auteur à une enquête historique dont le projet est de restituer un monde dans la totalité de son fonctionnement économique, social, politique.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Giovanni Cherubini lit donc un procès instruit par le Podestat de Sienne pour résoudre un conflit opposant des seigneurs ruraux à la commune de Sienne, ou d’autres rares et précieux documents émanant de seigneuries rurales toscanes. Apportant son renfort à l’histoire de la lutte menée par les communes urbaines contre la seigneurie</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-072">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">, il met l’accent sur les conséquences de ce recul de la seigneurie: la transformation, même s’il existe des exceptions nombreuses, des habitants des campagnes de propriétaires en prolétaires ou semi-propriétaires</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-071">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Il écrit ailleurs l’histoire de cette dépossession paysanne accomplie par les bourgeoisies urbaines en exploitant les données de la </hi><hi rend="italic">Tavola delle Possessioni</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-070">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">, un cadastre des patrimoines de la ville et du </hi><hi rend="italic">contado</hi><hi rend="CharOverride-1"> de Sienne compilé en 1317-1318. Il reprend à nouveau le dossier grâce à des études fouillées consacrées à un marchand d’Arezzo, à un notaire siennois</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-069">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1"> ou à la propriété de la bourgeoisie florentine dans les campagnes de Bagno a Ripoli</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-068">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Il illustre de la sorte la mainmise citadine sur la propriété paysanne et éclaire la formation des </hi><hi rend="italic">poderi</hi><hi rend="CharOverride-1"> qui constituent bientôt la substance de la </hi><hi rend="italic">mezzadria</hi><hi rend="CharOverride-1">.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Il utilise encore la fameuse fresque du </hi><hi rend="italic">Bon Gouvernement</hi><hi rend="CharOverride-1"> pour proposer une description particulièrement vivante et précise du paysage agraire de la Toscane médiévale. A gauche, écrit-il, près de la figure de la </hi><hi rend="italic">Securitas</hi><hi rend="CharOverride-1">, une campagne cultivée et ordonnée, pénétrée par la propriété urbaine, et dont l’exploitation est réglée par le contrat de </hi><hi rend="italic">mezzadria</hi><hi rend="CharOverride-1">. A droite, des collines au paysage plus sauvage à mesure que l’on s’éloigne de Sienne. La cité lève verticalement son paysage emblématique. Mais la muraille n’est pas séparation: la porte est ouverte et les hommes rentrent et sortent. Des paysans sont en route pour la ville: l’un pousse un porc, un autre fait avancer ses ânes qui portent des sacs de farine; d’autres, déjà arrivés, hommes, femmes, une charge sur la tête, une volaille dans les bras, sont là pour vendre leurs produits; d’autres encore repartent vers la campagne. Tant d’allers et venues disent la complémentarité de ces deux milieux, unis par les réalités du bon gouvernement. Au-delà de sa forte charge idéologique, la fresque, conclut-il, met en lumière de la façon la plus vive les liens d’un centre urbain à son territoire</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-067">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Mais si Giovanni Cherubini porte alternativement le regard sur les villes et les campagnes, s’il examine la pauvreté dans les murs et hors des murs, ou fait se succéder, sans transition aucune, dans un recueil d’articles abrité par une collection précisément nommée «Quaderni di storia urbana e rurale», des pages consacrées aux paysans toscans ou à la société d’Arezzo ou de Volterra, jamais il n’explicite heuristiquement sa démarche tant elle lui semble naturelle. Au commencement d’un article sur les activités économiques à Arezzo aux XIIIe et XIVe siècles, il écrit simplement: «Cet essai traitera d’économie citadine et d’activités non agricoles même si l’auteur est profondément convaincu de faire de la sorte violence à la réalité»</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-066">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Le grand historien, qui affronte, dès les premières lignes de l’ouvrage dédié aux cités italiennes de l’âge de Dante, le problème de la définition de la ville et qui identifie un ensemble original de caractères susceptibles, pour les Italiens des années 1300, de qualifier une cité, n’entre jamais dans le débat historiographique des relations ville-campagne</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-065">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Il en mobilise certains éléments qui servent sa réflexion. Il apporte ailleurs des infléchissements ou avance des interprétations plus personnelles. Songeons par exemple à la force avec laquelle est conduite, d’un article à l’autre, la démonstration de l’ampleur de la dépossession paysanne en Toscane. Mais rien d’autre. Il est vrai que Giovanni Cherubini n’est pas un historien de l’abstraction et de la définition théorique. Il répugne, à lire les centaines de pages dont est forte sa production historique, aux débats d’écoles, aux confrontations épistémologiques, aux modèles dans lesquels il faudrait couler l’analyse, aux longs et fastidieux exposés sur les cheminements historiographiques. A peine a-t’-il élaboré une définition de la cité qu’il s’empresse, avec un plaisir évident, de la malmener et d’indiquer qu’il n’y restera pas fidèle puisqu’il n’oubliera pas les </hi><hi rend="italic">quasi città</hi><hi rend="CharOverride-1">. </hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">On pourrait trouver diverses explications à ces choix heuristiques d’un historien qui savait tout de la critique historique et qui sut, parce qu’il était attentif aux évolutions historiographiques, ouvrir sa réflexion à de nouveaux questionnements. Je n’en évoquerai qu’une seule, la plus évidente à mes yeux: le goût, ou plutôt l’amour de Cherubini, pour une histoire qui est d’abord et avant tout une histoire incarnée.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Pas besoin donc de longues explications, ni d’un lourd apparat critique, pour justifier ses objets d’étude et sa méthode. La Toscane, l’Italie sont des terres de </hi><hi rend="italic">città</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-064">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">, mais jamais Giovanni Cherubini ne restreint son observation à ces mondes urbains qui n’étaient pas clos. Son terrain d’investigation est le même que celui de Giovanni Sercambi qu’il connaît fort bien: la Toscane, ses villes et ses campagnes, un paysage de boutiques, d’églises et de beaux palais, des marchands, des artisans et toute la gamme de leurs activités, mais aussi les ressources de la terre et le labeur des métayers</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-063">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Là se marque une des originalités profondes de Giovanni Cherubini par rapport à son maître Ernesto Sestan et à une problématique qui était celle de Carlo Cattaneo: la cité n’est pas pour lui le creuset où s’élabore la «civilisation» italienne, cet agent collectif de l’histoire travaillant à l’abolition des servitudes et à l’émancipation humaine</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-062">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">: «le principio ideale delle istorie italiane ». En rendant toute leur place aux campagnes, qu’il décrit dans leur dépendance objective – politique et économique – à l’égard des communes, il rééquilibre l’histoire italienne</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-061">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1"> dont l’urbanocentrisme, construit au cours des siècles, fortifié par l’historiographie muratorienne, solidifié par l’histoire libérale et son projet idéologique qui était de célébrer le temps des libertés urbaines, recule un peu.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Giovanni Cherubini s’intéresse en conséquence à Florence et à Lucques, à Arezzo et à Volterra, à Pise et à Pistoia</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-060">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Il en dresse autant de portraits en observant le plus souvent les décennies de l’apogée urbain et communal toscan durant lesquelles les caractères d’un véritable polycentrisme s’affirmèrent avec le plus de vigueur. Mais, alors qu’il propose un panorama des cités communales toscanes ou des rythmes de l’urbanisation, il adjoint à sa réflexion Prato qui, sans être une véritable cité, n’en fut pas moins, pour citer ses termes mêmes, le plus grand de cette série de centres dont l’expansion fut portée par la croissance démographique médiévale: San Gimignano</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-059">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1"> et Colle</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-058">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">, Poggibonsi et Castelfiorentino, Borgo San Sepolcro et Massa Maritima, Montepulciano et Piombino</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-057">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Prato qui l’intéresse tant qu’il dirige le volume sur l’histoire médiévale de cette agglomération, Prato qu’il met en perspective historiographique avec Arezzo</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-056">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1"> et qui est riche des trésors documentaires de l’Archivio Datini et d’un célèbre marchand analysé dans toute sa complexité par son élève Paolo Nanni</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-055">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Il entend appréhender en effet toute la hiérarchie des centres urbains. Pas seulement les cités, les </hi><hi rend="italic">quasi città</hi><hi rend="CharOverride-1"> et les agglomérations nouvelles, mais aussi ces bourgs fortifiés, ces châteaux, nombreux à travers la Toscane – de Poppi à Pontremoli, de Montalcino à Figline, d’Empoli à San Miniato –, forts parfois comme Certaldo d’un millier d’habitants et particulièrement intéressants pour le binôme </hi><hi rend="CharOverride-1">ville/campagne parce qu’une bourgeoisie caractéristique, souvent pas si petite, </hi><hi rend="CharOverride-1">s’y adonnait à des entreprises et des affaires d’un certain niveau</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-054">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Il procède souvent au moyen de petites monographies particulièrement fouillées. Il choisit ailleurs une approche générale afin de retracer l’histoire millénaire du réseau urbain toscan, la décadence plus ou moins radicale d’anciennes cités et le développement médiéval de nouveaux centres dont certains sont condamnés dès le XVe siècle à se placer dans l’orbite de villes plus importantes. Mais toujours, dans un même mouvement du raisonnement, l’analyse des taux d’urbanisation vient s’emboîter dans une histoire plus générale des territoires et de leurs équilibres démographiques. Dans cette dialectique de l’histoire générale et de l’histoire locale, il faut d’ailleurs voir, ainsi qu’il l’explique dans un de ses rares essais de caractère épistémologique, une des particularités de sa méthode historienne</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-053">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Giovanni Cherubini décrit donc ce formidable mouvement de croissance urbaine qui démarre en Italie à partir du Xe, voire du IXe siècle dans les cas les plus précoces. Cet essor, parce qu’il touche un réseau urbain déjà fort dense au départ, porte le pourcentage de la population urbanisée à un niveau tout à fait exceptionnel pour l’époque avant que la chute brutale de la population, liée à d’autres phénomènes économiques, ne fasse perdre à l’Italie cette première place en termes d’urbanisation. Le poids démographique des villes italiennes, toujours le plus fort en absolu, doit en effet, autour de 1450, être redimensionné à l’échelle européenne. 21 villes en Europe comptent alors plus de 50 000 habitants. Sept d’entre elles sont italiennes</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-052">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Surtout, la densité du réseau urbain exprimé en nombre de villes par km</hi><hi rend="superscript CharOverride-2">2</hi><hi rend="CharOverride-1"> est telle, dans les Pays-Bas du XVe siècle, qu’elle dépasse celle de l’Italie</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-051">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Notre historien n’est assurément pas le seul à s’intéresser alors aux réseaux urbains italiens et aux équilibres entre population urbaine et population rurale. Le livre de Maria Ginatempo et de Lucia Sandri est publié en 1990</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-050">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Quant aux travaux de Giuliano Pinto, ils renouvellent profondément, en une production continuée, la connaissance de la démographie italienne</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-049">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Mais deux originalités au moins doivent être imputées à la réflexion de Giovanni Cherubini. La première tient à sa capacité à ancrer le discours au plus profond d’un territoire qui, dans sa géographie physique et humaine, ses vallées et ses collines, ses bourgs et châteaux, semble intimement connu de l’auteur. Un temps, il fut imputé à l’école historique française d’être parvenue à articuler ces deux blocs de savoirs que sont l’histoire et la géographie en mettant fortement en relation le processus historique et le territoire sur lequel il se produisit. Cette articulation est très présente dans l’œuvre de Giovanni Cherubini chez qui on observe une forte territorialisation du sens de l’histoire</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-048">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Le deuxième caractère original relève davantage de l’interprétation. Comment ne pas observer que la lecture de Giovanni Cherubini conforte – durcit même – les analyses alors réservées à la situation des villes toscanes de la fin du Moyen Age en y individualisent un ralentissement et une stase, une perte de vigueur économique et une ruralisation, un phénomène, si l’on se situe dans une perspective européenne, d’irréversible provincialisation</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-047">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">?</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Une explication implicite aux choix heuristiques de Giovanni Cherubini et à sa démarche, associant irréductiblement villes et campagnes, apparaît alors. Les siècles de la naissance de la </hi><hi rend="italic">mezzadria</hi><hi rend="CharOverride-1"> et de l’appesantissement du pouvoir des villes sur leur territoire environnant sont, souligne-t-il justement à diverses reprises, ceux de l’apogée toscan et plus généralement italien. Entre les années 1250 et 1350 – voire pour quelques décennies supplémentaires si l’on adjoint à cette séquence les reconversions industrielles du XVe siècle, les succès de la soie, les profits des marchands et la puissance de la banque Médicis – la Toscane et l’Italie centro-septentrionale sont en position de domination économique. Mais pas seulement. Une floraison littéraire et artistique, une saison « lumineuse » coïncident avec cet « âge héroïque » du dynamisme économique. L’historien semble comme fasciné par cet âge de mouvement et de progrès qui s’ouvre pour lui au mitan du XIIIe siècle. Il suffit, pour le saisir, d’accoler les lignes évoquant le temps du déclin, plus net à l’époque moderne, et l’effacement de la primauté toscane, des lignes mélancoliques qui parlent de régression et d’obscurcissement, à d’autres pages vibrantes où Giovanni Cherubini décrit comment la Toscane constitua plus tôt la zone la plus avancée de l’économie européenne et un monde enthousiasmant d’innovations et d’émulation, d’énergie, de création et d’esprit d’entreprise.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Ce siècle est son siècle de prédilection et, au détour d’un texte en date de 2008, il confesse d’ailleurs n’avoir jamais éprouvé une grande sympathie pour la Renaissance</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-046">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Inlassablement, il le parcourt, inlassablement, il propose des chiffres de population pour mesurer le dynamisme des villes avant d’évaluer l’ampleur de la crise démographique. Inlassablement, avec lyrisme et sympathie, il décrit l’apogée que connaît la Florence de Dante et de Giovanni Villani</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-045">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. «Temps de succès, d’optimisme et de confiance en soi»: les rentrées de la commune équivalent à celles du royaume de Naples ou d’Aragon, l’industrie lainière prospère, la cité se transforme et s’orne, la croissance économique va de pair avec l’essor de la population. Rien d’étonnant, si l’on veut en revenir au petit article qui nous sert de guide, que le Mercato Vecchio de la capitale de la Toscane ait été observé avec une telle attention par Giovanni Cherubini: le lieu donnait la mesure de la vitalité de la ville. </hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">N’allons toutefois pas construire une image biaisée du travail de notre historien. S’il se situe, pour ce qui est de l’analyse de la croissance économique médiévale, plutôt du côté de ceux qui contestent le modèle malthusien ou ricardo-malthusien et son refus de la possibilité même d’un développement économique médiéval, on ne trouvera chez lui aucune analyse systématique des facteurs de croissance dans une économie prémoderne</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-044">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Sa méthode n’est pas celle d’un économiste.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Il approche l’économie italienne par son aspect le plus connu, celui du grand commerce et des mouvements financiers. Il ne s’agit toutefois pas pour lui de se focaliser sur le grand commerce méditerranéen. Mais, puisque le dynamisme commercial explique pour une part l’apogée italien, il rappelle la croissance des trafics</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-043">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1"> et, en Toscane, l’exemple de Pise vient illustrer l’histoire de ces succès maritimes</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-042">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Les sources lui permettent de documenter la forte présence des Florentins à Ancône dès les XIIIe et XIVe siècles et une galerie de portraits est tracée à grands traits: représentants des compagnies les plus célèbres, immigrés, chassés de leur cité d’origine par les troubles politiques, et installés dans ce port. Ces acteurs tiennent en mains le commerce local, ils commercent avec l’autre rive de l’Adriatique, l’Egée, la mer Noire</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-041">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. A côté des Florentins, d’autres Toscans, venus par exemple d’Arezzo, ou des marchands en provenance de l’Ombrie permettent de montrer comment ces ports servaient de têtes de pont pour un vaste hinterland. Giovanni Cherubini l’affirme donc en 2008, alors qu’il esquisse un petit point bibliographique: oui, l’étude des marchands a encore un sens</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-040">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Ses réflexions sur l’économie marchande n’en présentent pas moins certains traits singuliers. Loin de fixer le regard sur les grandes fenêtres portuaires ouvertes vers les autres mondes, il le porte vers la diaspora des marchands de Pistoia et leur position toute particulière dans les trafics internationaux et la banque </hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-039">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Lorsqu’il s’intéresse à Pise, pour donner un texte d’une richesse remarquable, même si aujourd’hui l’accent serait moins fermement placé sur la coupure de La Meloria</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-038">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">, son but est de faire sortir de l’ombre ceux que l’histoire des trafics condamne généralement à l’oubli: les travailleurs du port, de l’arsenal, de la mer. En effet, une fois encore, l’analyse trouve à s’incarner: plutôt des hommes que des considérations générales, ou au moins, avec constance, quelques portraits esquissés.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Toutefois, plus que l’éclat des villes maritimes, c’est bien sûr l’apogée toscan qui intéresse l’historien et, avec lui, toutes les facettes de l’économie urbaine, de la manufacture de la laine aux métiers de l’alimentation et aux arts mineurs. Qu’il suffise d’évoquer le portrait de Lore </hi><hi rend="italic">del fu</hi><hi rend="CharOverride-1"> Manetto et un inventaire qui nous fait découvrir, avec la typologie des biens dont ce regrattier faisait commerce, des objets et des meubles du quotidien: un lit et les vêtements de la famille, les serviettes pour les mains, un bassin de laiton, des écuelles pour la table, des petites réserves de vin et d’huile</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-037">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Cet historien de l’économie, qui put écrire des textes relevant strictement de l’histoire économique, à l’exemple de celui portant sur l’industrie italienne et toscane à l’âge de la Renaissance</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-036">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">, est d’abord en effet un historien de la société. L’exemple de l’article dédié à l’industrie lainière florentine, telle que Villani la décrit, est éclairant. Comment l’historien conclut-il son analyse? Le capital marchand contrôle d’un bout à l’autre une production à laquelle manquent les caractères de la concentration. Mais, souligne Giovanni Cherubini, si le chroniqueur entend surtout célébrer les succès des marchands entrepreneurs, il n’en fait pas moins entrevoir, sans que tel ait été bien sûr son but, derrière la mince élite des grands hommes d’affaires, des milliers de travailleurs pauvres et de vrais misérables, une société fortement lacérée par les inégalités sociales</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-035">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. La question se pose alors de savoir si cet historien, dont l’une des qualités premières était l’empathie, ne force pas un peu le texte. N’aurait pas été plus pertinent d’écrire que la chronique, louant les 200 boutiques de l’art de la laine et une production évaluée à 1 200 000 florins d’or, ignore tous ceux qui peinaient au service de cette industrie</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-034">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">? </hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">La sensibilité de notre auteur explique assurément sa capacité à organiser la rencontre avec des inconnus de l’histoire, et surtout les plus démunis d’entre eux. Giovanni Cherubini aimait en effet les êtres humains, ceux du présent et du passé. Mais, à la différence de son maître Ernesto Sestan dont il louait la capacité à faire revivre les figures historiques, sa curiosité ne le porte pas à explorer les individus d’exception et leurs biographies. Giovanni Cherubini aime les hommes et les femmes ordinaires et les trajectoires individuelles qu’il retrace témoignent pour toutes celles que l’histoire ignore. Le temps et l’espace qu’il étudie sont par là-même profondément animés, habités, tel le Mercato Vecchio, grouillant de vie et bruissant de sons, qui a ouvert notre réflexion. </hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Il faut maintenant introduire plusieurs séries de considérations supplémentaires qui nous servent à pénétrer plus avant dans l’histoire telle que l’écrivait Giovanni Cherubini. </hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">On remarquera d’abord que sa réflexion est continûment perméable à l’évolution des problématiques historiographiques. Il est aisé de suivre, au fil des articles, l’irruption de nouveaux objets historiques et les transformations des questionnements. Sans doute est-ce en premier lieu avec ses élèves, à mesure que leurs recherches voient le jour, qu’il noue le dialogue le plus étroit. Sienne est le territoire de Gabriela Piccinni</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-033">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">; le livre de Franco Franceschi marque un avant et un après dans l’approche de l’industrie lainière florentine</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-032">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Le maître, avec une générosité sans faille, cite les travaux de ses disciples, ainsi que plus largement ceux des jeunes chercheurs, et sa réflexion s’en trouve enrichie ou renouvelée</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-031">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Mais, au-delà de ces échanges avec le groupe des élèves, l’ouverture se suit autrement. L’œuvre – féconde – de Giovanni Cherubini est écrite au long de plusieurs décennies et elle est, à ce titre, un bon observatoire pour comprendre le déplacement des interrogations et des interprétations. A l’amont des premières publications, la thèse de la dépression économique de la Renaissance et de la pétrification du capital qui devait être encore discutée. A l’aval, celle de la crise de la fin du XIVe siècle qui n’est pas encore remise en question</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-030">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Mais aussi de nouveaux problèmes pour irriguer la réflexion</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-029">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1"> et, en premier lieu, l’irruption dans le champ de l’histoire sociale de ceux que l’historiographie des années 1970 définissait comme un nouvel objet d’étude: des hommes ou des femmes en situation de pauvreté.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">A la date où un certain nombre de textes, tel celui sur la Florence de Dante et de Villani (1984), sont écrits, on assiste en effet à une véritable floraison de travaux sur la pauvreté: pauvres marginaux, voire délinquants, pauvres laborieux, pauvres honteux, pauvres secourus par l’assistance, pauvres en révolte aspirant à ce que vienne cet âge où, comme le dit une chronique siennoise du XIVe siècle, tous seraient riches… D’une ville à l’autre, on s’intéresse à la masse des </hi><hi rend="italic">nihil habentes</hi><hi rend="CharOverride-1"> que les sources fiscales du début du XIVe siècle font apparaître pour s’efforcer de les compter, de les considérer dans leur existence ordinaire, leur alimentation ou plutôt leur sous-alimentation quotidienne. Ongles bleus et Ciompi, nombreux dans des centres urbains qui avaient été de premières villes industrielles, sont exhumés des archives. Le champ s’ouvrant à l’enquête des historiens semble immense. Il y a les pauvres, image même des </hi><hi rend="italic">pauperes christi,</hi><hi rend="CharOverride-1"> qui quémandent à la porte de l’église, mais il y a aussi tous ces artisans que la crise fait basculer dans l’errance, ces maîtres parfois ruinés par la concurrence, le chômage et les chertés, ces familles dont on découvre qu’elles vivaient dans une condition d’incertitude, à la frontière sans cesse du travail précaire et de la misère. C’est le temps des livres de Michel Mollat, de Charles de la Roncière et de Bronislaw Geremek, le temps de la relecture de quelques grands questions historiques classiques et des controverses entre historiens marxistes et non marxistes. Les pauvres, nombreux dans les villes et les campagnes de l’Italie centrale, commencent à peupler les pages de Giovanni Cherubini</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-028">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">L’histoire sociale et économique des populations urbaines est, grâce à ce nouvel objet, revisitée et celle de l’assistance, dans le même temps, suscite un véritable engouement. Les historiens de la société découvrent soudain les massifs documentaires constitués par des archives hospitalières jusqu’alors plutôt fréquentées par les spécialistes des institutions ecclésiastiques. Pour tous les espaces européens, une bibliographie très abondante, et souvent de qualité, associant les études monographiques à des perspectives de plus grande ampleur, témoigne de ce moment historiographique. Les sources autorisent en effet des approches et des échelles d’analyse différentes. On peut choisir d’examiner l’approvisionnement et l’alimentation au sein d’une grande institution d’assistance ou bien d’écrire l’histoire des structures d’accueil des enfants trouvés. Le choix peut être d’observer l’assistance à l’échelle d’une ville ou d’une région. Sans compter – n’oublions pas l’influence de Michel Foucault – les réflexions qui tentent de déceler les débuts des phénomènes d’exclusion et du grand renfermement des pauvres.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Giovanni Cherubini n’ignore pas ces recherches qu’il cite. Mais, à la seule exception de la petite synthèse de caractère historiographique intitulée </hi><hi rend="italic">L’hôpital médiéval en Italie</hi><hi rend="CharOverride-1">, il ne pratique pas l’histoire de l’assistance</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-027">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Pas plus qu’il ne pratique celle des marginaux, des hommes ou des femmes non intégrés dans la société considérée, qu’ils en aient été exclus ou qu’ils se soient mis d’eux-mêmes aux marges de la vie sociale</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-026">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. L’étude qu’il donne sur la taverne à la fin du Moyen Age témoigne de ses préoccupations. Plutôt que de faire resurgir, en une évocation attendue, les silhouettes des voleurs, des proxénètes et des receleurs, une atmosphère de rixes et de beuveries, il cherche à décrire la clientèle habituelle des lieux, ces ouvriers et artisans qui, à la taverne, venaient boire et parfois manger, mais aussi se divertir, jouer, ou acheter le vin qu’ils consommaient chez eux. Plus inattendu, au regard de la bibliographie existante, il s’attache à décrire le mobilier, les tables que l’on plaçait parfois dehors, les verres dans lesquels, en Italie au moins, à Florence comme dans un bourg minier de la Maremme, on buvait</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-025">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Giovanni Cherubini préfère en effet s’attacher au monde des gens ordinaires, celui des travailleurs de l’industrie textile et des chantiers de construction de ces villes emportées par un puissant mouvement d’urbanisation et d’ornementation, le monde de la boutique, de la production artisanale et industrielle. Sa réflexion fait alors écho à celles de Giuliano Pinto, de Charles Marie de la Roncière, de tous les auteurs qui, en écrivant une nouvelle histoire du travail et de ses formes de sa rétribution, découvrent l’existence du salariat dans les villes de l’Occident médiéval</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-024">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">On l’a dit, l’historien Cherubini aime la chair humaine mais, à la différence de l’ogre de la légende, loin de la dévorer, il lui redonne vie. Ne nous étonnons pas du titre de l’un de ses ouvrages: </hi><hi rend="italic">Gente del medioevo</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-023">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Il pourrait s’appliquer à une bonne part de ses enquêtes.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Tantôt, l’historien s’attache à analyser une catégorie sociale. Ou bien, il examine l’ensemble d’un groupe et ses diverses hiérarchies</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-022">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Ailleurs, il réduit au maximum la mesure de l’observation pour s’attacher à suivre des individus. Le petit centre de Tolentino se prête bien à un tel exercice avec un tissu social composé de </hi><hi rend="italic">milites</hi><hi rend="CharOverride-1">, de notaires, de marchands et d’artisans. Ici pas de salariés, si l’on excepte les nombreux domestiques, mais des maîtres opérant dans leur boutique. Grâce aux témoignages recueillis à l’occasion du procès de canonisation de Nicolas de Tolentino, et qui sont combinés à d’autres sources, les instantanés se succèdent: un </hi><hi rend="italic">dominus</hi><hi rend="CharOverride-1">, un notaire et sa famille …</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-021">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Les contours des familles se dessinent; des sentiments s’expriment, à l’exemple de ceux d’une mère pour sa famille; dans une cuisine, on apprête quelques plat …</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-020">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. La vie est là et Giovanni Cherubini, la regardant à la loupe, l’offre à son lecteur. </hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">J’ai parlé de méthode. Il n’est pas interdit de penser que les incitations de la micro-histoire sont venues renforcer le goût naturel de Giovanni Cherubini pour les portraits et les destins particuliers: un regrattier, un marchand toscan du XIVe siècle, des notaires … Reste que, pour tisser une telle histoire, il fallait pouvoir mobiliser une très riche typologie de sources. A sa disposition d’abord des sources narratives, qu’il connaît parfaitement, et en premier lieu Villani</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-019">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Mais Giovanni Cherubini a aussi le goût de l’archive. Il se confronte aux sources fiscales, à commencer par celles qui éclairent la pénétration du capital urbain dans les campagnes. Rien ne lui échappe des </hi><hi rend="italic">biccherne</hi><hi rend="CharOverride-1"> siennoises au </hi><hi rend="italic">registro della</hi><hi rend="CharOverride-1"> </hi><hi rend="italic">lira</hi><hi rend="CharOverride-1"> d’Arezzo et au </hi><hi rend="italic">catasto</hi><hi rend="CharOverride-1"> florentin de 1427. A lui encore les sources normatives, à l’exemple des statuts urbains</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-018">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1"> et des statuts de métier, les sources publiques, les registres notariés, et en particulier des inventaires de biens, précieux pour éclairer la culture matérielle. N’oublions pas les livres de </hi><hi rend="italic">ricordi</hi><hi rend="CharOverride-1">, à commencer par le </hi><hi rend="italic">Memoriale</hi><hi rend="CharOverride-1"> de Simo d’Ubertino di Arezzo, «plus qu’un livre di </hi><hi rend="italic">ricordi</hi><hi rend="CharOverride-1"> et qu’un livre de comptes»</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-017">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Pas plus que les procès de canonisation. </hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Mais l’inventaire n’est pas fini. Il exploite en effet avec talent un autre gisement documentaire, celui de la </hi><hi rend="italic">novellistica</hi><hi rend="CharOverride-1"> toscane, et plus largement toutes les sources littéraires disponibles. Pensons une fois de plus à l’étude qui a ouvert notre propos. Là encore, ne cherchons pas une réflexion sur ce corpus de documents, pas forcément très usités par les historiens de sa génération, pas plus qu’un questionnement sur l’interdisciplinarité et les rapports entre histoire et littérature</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-016">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Même s’il est assurément conscient que les deux catégories d’écrits s’inscrivent dans des régimes de vérité, d’écriture et de connaissance fondamentalement distincts, les textes littéraires acquièrent naturellement pour lui le statut de sources historiques et il les inclut dans son corpus au même titre que n’importe quel autre type de document. Il semble donc postuler que ces œuvres imaginaires se réfèrent à la réalité et peuvent s’interpréter à partir du contexte historique qui est celui de leur écriture mais qu’elles informent cependant. Le renouvellement scientifique autour des savoirs de la littérature, matière de nombreuses publications récentes, a conduit ces dernières années les historiens à interroger à nouveaux frais la vieille question de savoir ce que la littérature nous dit. Quelle est son inscription dans le temps? De quelle manière «peut-elle faire histoire»</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-015">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">? Une telle approche de la littérature par l’histoire serait aujourd’hui explicitée, théorisée. Mais sa parfaite connaissance de ces textes permet au total à Giovanni Cherubini de montrer que la littérature possède une capacité de configuration du social que les historiens se doivent de prendre au sérieux et il exploite avec le plus grand profit Sercambi, Sacchetti, Boccace mais aussi Gentile Sermini et Antonio Pucci.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Giovanni Cherubini écrit donc pleinement une histoire économique et sociale des villes. Il ne néglige cependant pas la dimension politique et comment pourrait-il en être autrement lorsqu’il écrit sur les cités communales toscanes et Florence à l’âge de Dante? </hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Voilà par exemple le portrait historique qu’il trace de Lucques au moment de la rédaction du statut de 1308, le premier à être intégralement conservé. Après une brève présentation de la ville, une grosse dizaine de pages concernent l’histoire politique: fragilité de la commune populaire, turbulences de la vie citadine, organisation des institutions et une analyse qui s’intéresse moins au fait politique qu’à son incarnation</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-014">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Un même goût pour ce que je nommerai une anthropologie du politique se retrouve dans les essais consacrés à Pistoia ou à Prato</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-013">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. L’historien y considère les différents moments d’une évolution institutionnelle que le travail du politique a impulsée. Mais le problème des liens de cette évolution avec les possibles transformations et les renouvellements des couches dirigeantes est probablement plus important à ses yeux comme l’essai consacré aux marchands de Sienne et à leur rôle politique nous le confirme</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-012">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. L’objectif principal est de comprendre l’histoire de ces groupes qui s’efforcèrent de se placer ou de se maintenir en situation de domination politique, économique, culturelle, d’identifier ces dominants se situant entre stabilité et ouverture, fermeture et agrégation, partage du pouvoir et suprématie de quelques-uns et donc de s’interroger sur les mécanismes distributeurs de l’hégémonie.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Dans l’économie de l’ouvrage, étincelant d’intelligence, qu’il donne sur les cités italiennes du temps de Dante, une douzaine de pages, sur les 150 que compte le livre, concernent ce qu’il nomme «la personnalité politique des cités». Les conflits politiques, les luttes de factions, l’opposition guelfes/gibelins sont en effet traités au sein du chapitre qui scrute les structures de la société citadine</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-011">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. De manière tout à fait originale, si l’on songe à la manière dont est écrite aujourd’hui l’histoire des communes italiennes, ces conflits politiques interviennent dans la démonstration après les conflits sociaux puisque l’opposition «peuple» et «noblesse» – pour reprendre les termes de l’auteur – est déchiffrée, d’abord et prioritairement, selon une lecture sociale</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-010">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Surtout, l’histoire des communes est pour l’historien prioritairement celle d’une séquence durant laquelle les villes de l’Italie centro-septentrionale, grâce au degré d’autonomie politique qu’elles rejoignirent, développèrent ce qu’il nomme une «civilitas» particulière</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-009">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Le mouvement d’émancipation urbaine opère bien sûr à l’échelle européenne mais il prend, à Milan et à Florence, à Plaisance et à Sienne, des caractères exceptionnels. L’expansion économique est ici particulièrement vigoureuse; les inventions du politique sont à la fois plus affirmées et continuées; quant aux expressions artistiques et littéraires, elles sont rayonnantes. A lire Giovanni Cherubini, un formidable mouvement anime alors villes et campagnes, plus vif, plus net à mesure que l’on avance dans le XIIIe siècle. Un moment de création continuée, par lequel l’Italie se distinguerait du reste de l’Europe médiévale, paraît avoir opéré. Il ne s’agit pas d’avancer que la péninsule serait un univers à part, ni de tout porter au crédit d’une dynamique spécifique qui s’opposerait à une mobilité ailleurs moins forte. Mais l’histoire, aux yeux de Giovanni Cherubini, s’y découvre dans une fécondité remarquable. Les formes qu’assuma le politique dans les villes italiennes ne sont en conséquence pour lui que l’un des épanouissements de cette «civilisation communale» qu’il entend ressaisir dans toute sa densité.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">On comprend alors pourquoi Giovanni Cherubini, historien des villes, porte une attention particulière aux aspects morphologiques de la transformation urbaine. Il est vrai que les historiens italiens, à la différence de leurs collègues français qui longtemps écrivirent «une histoire urbaine sans pierres ni formes matérielles» en réduisant la ville à un observatoire privilégié de la production, des échanges et de la société</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-008">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">, faisaient preuve, depuis au moins le début de la décennie 1970, d’une véritable attention pour les structures matérielles de la ville, son développement physique et sa réalité construite</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-007">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Mais, plus largement, pour Giovanni Cherubini, l’histoire de la transformation morphologique des centres urbains représente une autre manifestation éclatante de cette «civilisation» communale dont il assemble toutes les composantes. Les villes italiennes sont, jusqu’aux premières décennies du XIV</hi><hi rend="superscript CharOverride-2">e</hi><hi rend="CharOverride-1"> siècle, en mouvement. Il dépeint donc ces agglomérations devenues chantier où, du centre à la périphérie, on perce, on démolit, on remodèle et l’on bâtit, et tous ces monuments, églises, couvents, baptistères, palais, fontaines, qui se dressent et demeurent comme autant de signes d’un dynamisme. Son intérêt, sans surprise, se concentre sur les quelques décennies – dernières du XIIIe siècle, premières du siècle suivant – durant lesquelles les chantiers sont nombreux et les moyens et les formes d’action en matière d’urbanisme se multiplient et se diversifient</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-006">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. </hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Giovanni Cherubini suit donc, à Lucques, les transformations de la trame urbaine avec la construction de nouveaux murs venant ponctuer une phase d’expansion urbaine et de ponction démographique sur le </hi><hi rend="italic">contado</hi><hi rend="CharOverride-1">. Il cherche à localiser les bourgs, il décrit l’aménagement des places, la construction de nouvelles églises et de palais</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-005">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. La construction de la cathédrale de Florence retient son attention et il identifie, dans cette opération monumentale, l’expression de forte conscience d’eux-mêmes qui aurait caractérisé les Florentins autour de 1300</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-004">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. La crise démographique a beau avoir frappé, des jours fastes commencent pour le port de Talamone lorsque les Florentins, qui ont abandonné Porto Pisano, concluent à l’été 1356 un accord de dix ans pour utiliser ce port. Un registre documente les travaux, le coût des matériaux de construction et leur transport, les salaires versés</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-003">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. De quoi suivre le chantier au plus près de sa chronologie et de ses réalisations. </hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Un dernier trait original doit être commenté. Cet historien, on l’a dit, aime en effet à changer d’échelle, à toujours faire mouvement entre l’histoire locale et l’histoire générale. L’analyse passe des petits centres toscans à une présentation générale du réseau urbain. Elle sort un acteur de l’ombre pour s’attacher plus loin à mettre en situation un groupe. Elle s’enracine dans un terrain de prédilection – Florence et la Toscane – mais elle élargit aussi, tant est grand le goût de l’historien pour d’autres territoires, son champ d’investigation. Comment ne pas souligner en premier lieu la présence du Sud dans la réflexion de Giovanni Cherubini sur l’Italie des villes? Il n’ignore pas la problématique des deux Italies, il sait que, du Sud au Nord, d’Amalfi à Venise, de Palerme à Milan, de Messine à Florence, l’histoire n’a pas travaillé de manière uniforme. Mais, à la différence de bien des spécialistes de l’Italie centro-septentrionale, il affronte le problème et pose les termes de la comparaison. Le premier chapitre du livre </hi><hi rend="italic">Le città italiane nell’età di Dante</hi><hi rend="CharOverride-1"> est articulé autour de cette mise en relation entre l’«Italia delle città» et les villes des royaumes méridionaux et la comparaison court ensuite tout au long du volume, même si les pages regardant la vie politique se déséquilibrent un peu en faveur du monde communal. Il en va naturellement de même pour celles qui envisagent l’identité citadine et les formes d’attachement à la cité: les centres méridionaux servent ici de contre-preuve</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-002">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. Dans ce développement urbain manqué du Sud, Giovanni Cherubini, à l’instar de Gaetano Salvemini, voit une des causes des retards méridionaux et, plus précisément, d’un sens moindre de l’Etat et de la chose publique</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-001">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1">. </hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">A la différence de son maître Sestan qui se défiait du comparatisme, Giovanni Cherubini aime la mise en perspective. La fin de ce livre s’ouvre donc sur une confrontation avec les villes européennes: démographie, caractères politiques et sociaux, rôle culturel, position politique … Il s’agit de faire le tour des thématiques pour relever les traits communs et mettre en lumière les particularités du monde urbain de l’Italie centro-septentrionale. Une structuration identique est reprise dans l’ouvrage intitulé </hi><hi rend="italic">Le città europee del Medioevo</hi><hi rend="CharOverride-1">. A un espace européen, conçu dans sa plus grande expansion jusqu’à la Pologne et la Russie, l’auteur adjoint, toujours présentée au miroir des sources, une série d’agglomérations non-européennes, et pas seulement Le Caire d’Ibn Battuta ou les villes chinoises de Marco Polo puisqu’une place est, par exemple, réservée à la ville africaine de Tagadda. Une ouverture à relever si l’on songe que ce manuel fut publié en 2009, en un temps où les séductions de l’histoire globale, ou de l’histoire connectée, s’exerçaient moins volontiers qu’aujourd’hui, et qu’explique l’inlassable curiosité de Giovanni Cherubini!</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Au terme de cette réflexion en forme d’impressions de lecture, comment ramasser notre propos? Giovanni Cherubini, comme tous les historiens, occupe, pour le dire avec Michel de Certeau, un lieu qui conditionne sa production d’historien. A ce titre, il écrit en un moment où l’événement lui-même est relativisé au profit des structures de la société dans laquelle vivent les acteurs, et dont ils reçoivent des influences en même temps qu’ils exercent une action sur elle. Pas d’événement dans son œuvre, peu ou pas de dates; une référence rapide, ici, à Campaldino, une autre, ailleurs, à la construction de tel ou tel monument, mais une large place laissée à la durée des mouvements démographiques et des évolutions économiques, à la tectonique des transformations sociales. En tendant avec constance les liens entre villes et campagnes – et cette mise en relations structure l’ensemble de sa réflexion – en faisant perdre son primat au fait politique, il prend dans le même temps ses distances, comme historien des cités de l’Italie communale, avec toute une tradition historiographique. Cet historien, qui privilégie l’observatoire des cités communales italiennes au temps de leur apogée, s’essaye en fait à une histoire totale.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Mais son écriture de l’histoire des villes se caractérise autrement. Elle met d’abord, très subtilement, en dialogue les lieux. Cette structure dialogique concerne les lieux du passé: centres, grands et petits de la Toscane, villes de la péninsule italienne du nord au sud, sans compter d’autres horizons urbains, plus ou moins lointains. Les lieux du passé et ceux du présent, que l’historien habite, interagissent également. Ce «voyage interspatial»</hi><hi rend="notes_number CharOverride-2"><hi><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-000">-1</ref></hi></hi><hi rend="CharOverride-1"> particularise son herméneutique de l’historien: abolissant la distance, mettant en œuvre une singulière ethnographie du passé, le discours donne en effet profondément sens aux lieux, Florence ou le Casentino.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Nul doute enfin que Giovanni Cherubini écrit dans des années où la discipline historique fit le choix de rendre un peu de leur existence aux pauvres et aux marginaux. L’impact de ce tournant peut être , on l’a dit, clairement identifié chez Giovanni Cherubini. Mais, là encore, sa singularité se manifeste avec sa subjectivité d’historien. Les travailleurs pauvres, les inconnus de l’histoire, les oubliés de la croissance ne sont pas pour lui un simple objet d’étude. Grâce à sa quête empathique, ils revivent comme un groupe, catégorisé selon les critères de l’analyse sociale traditionnelle, mais ils s’animent aussi comme individus, en autant de portraits. Leurs voix étouffées, leur murmure, parfois à peine audible dans les archives, se font entendre d’un texte à l’autre. Ensemble, ils trouvent, dans l’histoire qu’écrit Giovanni Cherubini, un lieu d’accueil.</hi></p><p rend="text" ><hi rend="CharOverride-1">Ainsi découvrons-nous l’originalité profonde de l’œuvre de Giovanni Cherubini. Cet historien, attentif aux mouvements longs de l’histoire économique et sociale, fut en fait un historien du vivant, capable, par une méthode empirique qui tenait à la fois de l’archéologie et de l’ethnographie, même s’il travaillait à partir d’une documentation textuelle, de réanimer, au sens premier du terme, les lieux, les paysages, les femmes, les hommes.</hi></p><list type="ordered">
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-081-backlink">1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">G. Cherubini, </hi><hi rend="italic">Rileggendo Antonio Pucci: il «Mercato Vecchio» di Firenze</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Scritti toscani</hi><hi rend="CharOverride-1">. </hi><hi rend="italic">L’urbanesimo medievale e la mezzadria</hi><hi rend="CharOverride-1">, Firenze, 1991, pp. 53-70. En 1984, l’historien avait déjà abordé ces questions dans </hi><hi rend="italic">La Firenze di Dante e di Giovanni Villani</hi><hi rend="CharOverride-1">, ivi, pp. 35-51.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-080-backlink">2</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Quelques années plus tard G. Cherubini, grâce à Villani, et au statut des bouchers de 1346, reviendra sur la question de la vente et de la consommation de viande dans la Florence de l’âge de Dante: </hi><hi rend="italic">L’arte dei beccai fiorentini al tempo di Dante</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Della carne e del vino</hi><hi rend="CharOverride-1">, Firenze, 1992, pp. 5-12, repris dans G. Cherubini, </hi><hi rend="italic">Firenze e la Toscana. Scritti vari</hi><hi rend="CharOverride-1">, Pisa, 2014, pp. 167-171. Voir aussi Id., </hi><hi rend="italic">I consumi di latte e formaggi in città</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">La civiltà del latte. Fonti, simboli e prodotti dal Tardoantico al Novecento</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di G. Archetti, A. Baronio, Brescia, 2011, pp. 565-582. Pour un point bibliographique récent: </hi><hi rend="italic">Carne e macellai tra Italia e Spagna nel Medioevo: economia, politica e società</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di B. Del Bo, I. Santos Salazar, Milano, 2020.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-079-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="italic">Bibliografia degli scritti di Giovanni Cherubini</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Uomini, paesaggi, storie. Studi di storia medievale per Giovanni Cherubini</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di D. Balestracci, A. Barlucchi, F. Franceschi, P. Nanni, G. Piccinni, A. Zorzi, Siena, 2012, pp. 1273-1308.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-078-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">G. Cherubini, </hi><hi rend="italic">Le città italiane dell’età di Dante,</hi><hi rend="CharOverride-1"> Pisa, 1991.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-077-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Le città comunali di Toscana</hi><hi rend="CharOverride-1">, Bologna, 2003.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-076-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Le città europee del Medioevo</hi><hi rend="CharOverride-1">, Milano, 2009.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-075-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">L’Italia rurale del Medioevo</hi><hi rend="CharOverride-1">, Bari, 1996.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-074-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Signori, contadini, borghesi. Ricerche sulla società italiana del basso medioevo</hi><hi rend="CharOverride-1">, Firenze, 1974.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-073-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Scritti toscani</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit..</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-072-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Signori, contadini, borghesi</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-071-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Ibidem.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-070-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">La Tavola delle Possessioni del Comune di Siena</hi><hi rend="CharOverride-1">, «Rivista di storia dell’agricoltura», XIV (1974), 2, pp. 3-14.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-069-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">La proprietà fondiaria di un mercante toscano del trecento (Simo d’Ubertino di Arezzo)</hi><hi rend="CharOverride-1">, «Rivista di storia dell’agricoltura», V (1965), 1, pp. 49-94, V (1965), 2, pp. 7-33.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-068-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">La borghesia fiorentina e la proprietà nelle campagne di Bagno a Ripoli</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Firenze e la Toscana</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 189-198.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-067-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">La campagna nel «Buon Governo» di Ambrogio Lorenzetti. Il paesaggio agrario medievale della Toscana</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Scritti toscani</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 347-351.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-066-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Le attività economiche ad Arezzo tra XIII e XIV secolo</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Le città comunali di Toscana</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 251-252. Suit un paragraphe qui énumère le faisceau de relations économiques et humaines qui liaient Arezzo à ses campagnes.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-065-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Pour une analyse de ce thème historiographique, allant de de son émergence dans les décennies centrales du XVI</hi><hi rend="superscript CharOverride-2">e</hi><hi rend="CharOverride-1"> siècle, alors que naissait en Italie «une historiographie urbaine de type critique», jusqu’à la mise en place dans la première moitié du XIX</hi><hi rend="superscript CharOverride-2">e</hi><hi rend="CharOverride-1"> siècle des «grandes lignes de la problématique moderne»: P. Toubert, </hi><hi rend="italic">“Città” et “contado” dans l’Italie médiévale. L’émergence d’un thème historiographique entre Renaissance et Romantisme</hi><hi rend="CharOverride-1">, «La Cultura», XXII (1984), pp. 219-248. </hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-064-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">G. Cherubini, </hi><hi rend="italic">Una terra di città: la Toscana nel basso Medioevo</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Scritti toscani</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 21-31.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-063-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Vita trecentesca nelle novelle di Giovanni Sercambi</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Signori, contadini, borghesi</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 3-50.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-062-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Toubert, </hi><hi rend="italic">“Città” et “contado”</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit.; E. Crouzet-Pavan, </hi><hi rend="italic">La civiltà comunale italiana nella storiografia francese</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">La</hi><hi rend="CharOverride-1"> </hi><hi rend="italic">civiltà comunale nella storiografia internazionale</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di A. Zorzi, Firenze, 2008, pp. 65-92.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-061-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">«Il tema della città, della città come centro motore della nostra storia, della città come generatrice massima della nostra civiltà era, in fondo, un tema cattaneano, e già per questo ben accetto a Sestan, che vi tornò anche con lo scritto </hi><hi rend="italic">La città italiana dall’VIII al XV secolo</hi><hi rend="CharOverride-1">, preparato per un convegno Italia-URSS, e lo tenne sempre presente nelle sue incursioni nella storia comunale»: G. Cherubini, </hi><hi rend="italic">Ernesto Sestan</hi><hi rend="CharOverride-1">, «Archivio storico italiano», 143 (1985), pp. 521-563: 552.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-060-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Voir par exemple Id., </hi><hi rend="italic">Città comunali di Toscana</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit. </hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-059-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">G. Cherubini, S. Gensini, </hi><hi rend="italic">La storia economica e sociale di San Gimignano di Enrico Fiumi</hi><hi rend="CharOverride-1">, «Miscellanea storica della</hi><hi rend="italic"> </hi><hi rend="CharOverride-1">Valdelsa, CXII (2006), pp. 269-287; G. Cherubini, </hi><hi rend="italic">Presentazione</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Storia della terra di San Gimignano scritto dal canonico Luigi Pecori</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di V. Bartoloni, San Gimignano, 2006, pp. IX-XIII.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-058-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="italic">Storia di Colle Val d’Elsa. Dalle origini al 1737</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di G. Cherubini, F. Cardini, Colle Val d’Elsa, 1995; voir aussi G. Cherubini, F. Cardini, </hi><hi rend="italic">Storia di Castelfiorentino</hi><hi rend="CharOverride-1">, 2 vol., Pisa, 1995.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-057-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="italic">Prato. Storia di una città, </hi><hi rend="CharOverride-1">vol.I,</hi><hi rend="italic"> Ascesa e declino del centro medievale dal Mille al 1494</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di G. Cherubini, Firenze, 1991.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-056-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="italic">Arezzo nel medioevo</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di G. Cherubini, F. Franceschi, A. Barlucchi, G. Firpo, Roma, 2012, p. 2.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-055-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">P. Nanni, </hi><hi rend="italic">Ragionare tra mercanti. Per una rilettura della personalità di Francesco di Marco Datini (1335ca-1410)</hi><hi rend="CharOverride-1">, Pisa, 2010.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-054-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">G. Cherubini</hi><hi rend="italic">,</hi><hi rend="CharOverride-1"> </hi><hi rend="italic">Certaldo e la borghesia castellana. Nota su un tema di storia comunale toscana</hi><hi rend="CharOverride-1">, </hi><hi rend="CharOverride-3">«</hi><hi rend="CharOverride-1">Rivista di storia dell’agricoltura», XLII (2002), 2, pp. 3-11, repris dans Id., </hi><hi rend="italic">Firenze e la Toscana</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 217-224.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-053-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Storia locale e storia generale</hi><hi rend="CharOverride-1">, ivi, pp. 119-130; ce texte fut rédigé précisément à l’occasion d’un colloque sur Arezzo où G. Cherubini rappela en premier lieu comment, quarante ans plus tôt, il avait commencé à s’occuper de l’histoire d’Arezzo; voir Id., </hi><hi rend="italic">Arezzo nella seconda metà del Quattrocento</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">La Chiesa della SS. Annunziata di Arezzo nel 500° della sua costruzione</hi><hi rend="CharOverride-1">, Arezzo, 1993, pp. 9-21; Id., </hi><hi rend="italic">Arezzo 1304</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Petrarca politico</hi><hi rend="CharOverride-1">, Roma, 2006, pp. 137-145.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-052-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">G. Pinto, </hi><hi rend="italic">Poids démographiques et réseaux urbains en Italie entre le XIIIe et le XVe siècle</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Villes de Flandre et d’Italie: les leçons d’une comparaison</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di E. Crouzet-Pavan, E. Lecuppre-Desjardin, Turnhout, 2007, pp. 13-27: 24.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-051-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">P. Stabel, </hi><hi rend="italic">Composition et recomposition des réseaux urbains des Pays-Bas au Moyen Age</hi><hi rend="CharOverride-1">, ivi, pp. 29-57; W</hi><hi rend="italic">. </hi><hi rend="CharOverride-1">Prevenier, J.-P. Sosson, M. Boone, </hi><hi rend="italic">Le</hi><hi rend="CharOverride-1"> </hi><hi rend="italic">réseau urbain</hi><hi rend="CharOverride-1"> </hi><hi rend="italic">en Flandre (XIIIe-XIXe siècles)</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Le réseau urbain en Belgique dans une perspective historique (1350-1850)</hi><hi rend="CharOverride-1">, Bruxelles, 1992, pp. 157-199; P. Stabel, </hi><hi rend="italic">Dwarfs among giants: the Flemish urban network in the late middle ages</hi><hi rend="CharOverride-1">, Louvain, 1997; J. Dumolyn, </hi><hi rend="italic">Population et structures professionnelles à Bruges aux XIVe et XVe siècles</hi><hi rend="CharOverride-1">, «Revue du Nord», 81 (1999), pp. 43-64; A. Verhulst, </hi><hi rend="italic">The rise of cities in North-West Europe</hi><hi rend="CharOverride-1">, Cambridge, 1999.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-050-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">M. Ginatempo, L. Sandri, </hi><hi rend="italic">L’Italia delle città. Il popolamento urbano tra Medioevo e Rinascimento (secoli XIII-XVI)</hi><hi rend="CharOverride-1">, Firenze, 1990.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-049-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">G. Pinto, </hi><hi rend="italic">La politica demografica delle città</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Strutture familiari, epidemie, migrazioni nell’Italia medievale</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di R. Comba, G. Piccinni, G. Pinto, Napoli, 1984, pp. 19-43; G. Pinto, E. Sonnino, </hi><hi rend="italic">L’Italie</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Histoire des populations de l’Europe, </hi><hi rend="CharOverride-1">I, </hi><hi rend="italic">Des origines aux prémices de la révolution démographique, </hi><hi rend="CharOverride-1">a cura di J.-P. Bardet, J. Dupâquier, Paris, 1997, pp. 486-496; G. Pinto, </hi><hi rend="italic">Dalla tarda antichità alla metà del XVI secolo</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans L. Del Panta, M. Livi Bacci, G. Pinto, E. Sonnino, </hi><hi rend="italic">La popolazione italiana del medioevo a oggi</hi><hi rend="CharOverride-1">, Roma-Bari, 1996, pp. 15-71; G. Pinto</hi><hi rend="italic">, Città e spazi economici nell’Italia comunale</hi><hi rend="CharOverride-1">, Bologna, 1996.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-048-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">N. Verdier, </hi><hi rend="italic">Les relations entre histoire et géographie en France: tensions, controverses et accalmies</hi><hi rend="CharOverride-1">, «Storica», 40 (2009), pp. 65-114.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-047-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Cherubini, </hi><hi rend="italic">Scritti toscani</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 3-12.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-046-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Ha un senso studiare ancora i mercanti?</hi><hi rend="CharOverride-1">, «Bullettino senese di storia patria», CXV (2008), pp. 575-587, repris dans Id., </hi><hi rend="italic">Firenze e la Toscana</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 131-142: p. 135.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-045-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Sans surprise, c’est Cherubini qui proposa le thème retenu pour le colloque de Pistoia de 2001 qui fut publié deux ans plus tard: </hi><hi rend="italic">Le città del Mediterraneo all’apogeo dello sviluppo medievale: aspetti economici e sociali</hi><hi rend="CharOverride-1">, Pistoia, 2003.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-044-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">E. Crouzet-Pavan, </hi><hi rend="italic">Croissance et développement urbain: quelques propositions</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">La crescita economica</hi><hi rend="CharOverride-1"> </hi><hi rend="italic">dell’occidente medievale</hi><hi rend="CharOverride-1">. </hi><hi rend="italic">Un</hi><hi rend="CharOverride-1"> </hi><hi rend="italic">tema</hi><hi rend="CharOverride-1"> </hi><hi rend="italic">storico</hi><hi rend="CharOverride-1"> </hi><hi rend="italic">non</hi><hi rend="CharOverride-1"> </hi><hi rend="italic">ancora esaurito</hi><hi rend="CharOverride-1">, Roma, 2017, pp. 197-220, et de manière générale les actes de cette rencontre.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-043-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Cherubini, </hi><hi rend="italic">Le città italiane</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 78-85.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-042-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">La vita marina e portuale di Pisa fino al disastro della Meloria</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Città comunali</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 25-70.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-041-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">I Toscani ad Ancona nel basso Medioevo</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Stranieri e forestieri nella Marca dei secc. XIV-XVI</hi><hi rend="CharOverride-1">, Pollenza (MC), 1996, pp. 163-174, repris dans Cherubini, </hi><hi rend="italic">Firenze e la Toscana</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 143-152.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-040-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Ha un senso studiare ancora i mercanti?</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-039-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Pistoia comune libero</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Città comunali</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 171-180. </hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-038-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">La vita marina e portuale di Pisa</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-037-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Un rigattiere fiorentino del Duecento</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Studi in onore di Arnaldo d’Addario</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di L. Borgia, F. de Luca, P. Viti, R. M. Zaccaria, Lecce, 1995, vol. III, pp. 761-772; repris dans Cherubini, </hi><hi rend="italic">Firenze e la Toscana</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 173-188.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-036-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">L’industria italiana e toscana nell’età di Rinascimento</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Firenze e la Toscana</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 91-104.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-035-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">La Firenze di Dante</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 50-51.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-034-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">C’est d’ailleurs ce que G. Cherubini commence par écrire: ivi, pp. 50-51.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-033-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">On remarquera d’ailleurs que, de toutes les grandes cités toscanes, Sienne est sans doute celle qu’il étudie le moins comme s’il y avait là un territoire réservé. Il faut toutefois signaler la grosse monographie intitulée Id., </hi><hi rend="italic">I mercanti e il potere a Siena</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Scritti toscani</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 71-116.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-032-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">I lavoratori fiorentini della lana fra solidarietà di mestiere e primo capitalismo</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., Il</hi><hi rend="italic"> lavoro, la taverna e la strada. Scorci di Medioevo</hi><hi rend="CharOverride-1">, Napoli, 1997, pp. 55-66.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-031-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Il faut relever, et c’est un autre témoignage de cette générosité, le nombre des présentations de livres auxquelles Giovanni Cherubini participa.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-030-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Voir à cet égard l’analyse de F. Franceschi, </hi><hi rend="italic">Giovanni Cherubini e la crisi tardo-medievale</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Uomini, paesaggi, storie</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 1058-1076.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-029-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Un autre bon exemple pourrait être celui de l’histoire de l’alimentation.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-028-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">G. Cherubini, </hi><hi rend="italic">Pisani ricchi e pisani poveri nel terzo decennio del Quattrocento</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Signori, contadini, borghesi</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 429-466. L’auteur, en exploitant des données du </hi><hi rend="italic">catasto</hi><hi rend="CharOverride-1">, parvient à établir la répartition des richesses dans la Pise du début du XVe siècle et à faire émerger misérables et pauvres, destins difficiles, voire tragiques.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-027-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">L’ospedale medievale in Italia: nostre conoscenze e suoi connotati</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Assistenza e ospitalità nella Marca medievale</hi><hi rend="CharOverride-1">, Pollenza (MC), 1992, pp. 1-19, repris dans Id., </hi><hi rend="italic">Il lavoro, la taverna</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit.,</hi><hi rend="italic"> </hi><hi rend="CharOverride-1">pp. 173-189.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-026-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Pour reprendre les définitions de B. Geremek, </hi><hi rend="italic">Les marginaux parisiens aux XIV</hi><hi rend="italic">e</hi><hi rend="italic"> et XV</hi><hi rend="italic">e </hi><hi rend="italic">siècles</hi><hi rend="CharOverride-1">, Paris, 1976, pp. 11-13.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-025-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">La taverna nel basso Medioevo</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Il tempo libero. Economia e società (Loisirs, Leisure, Tiempo Libre, Freizeit) secc. XIII-XVIII</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di S. Cavaciocchi, Firenze, 1995, pp. 525-555, repris dans Cherubini, </hi><hi rend="italic">Il lavoro, la taverna</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 191-224.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-024-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">I lavoratori nell’Italia dei secoli XIV-XV: considerazioni storiografiche e prospettive di ricerca</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Il lavoro, la taverna</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 7-30; Id., </hi><hi rend="italic">Artigiani e salariati nelle città italiane del tardo Medioevo</hi><hi rend="CharOverride-1">, ivi, pp. 31-54; Id., </hi><hi rend="italic">I lavoratori fiorentini</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-023-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Gente del medioevo</hi><hi rend="CharOverride-1">, Firenze, 1995.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-022-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Pour approcher ces hommes et ces femmes, tantôt, il considère une catégorie sociale – les travailleurs, les salariés –, à moins qu’il ne s’efforce de restituer, dans leurs différentes articulations, les structures sociales de toute une communauté. Citons par exemple </hi><hi rend="italic">Schede per uno studio della società aretina alla fine del Trecento</hi><hi rend="CharOverride-1"> ou </hi><hi rend="italic">La società volterrana all’inizio del Quattrocento (uno studio di Enrico Fiumi)</hi><hi rend="CharOverride-1">, qui est un commentaire des travaux consacrés par E. Fiumi à cette cité, repris dans Cherubini, </hi><hi rend="italic">Scritti toscani</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 117-140, 151-168.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-021-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Gente del medioevo</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 38-41.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-020-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Ivi, pp. 43 sgg.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-019-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Un diario fiorentino della fine del Trecento</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Scritti toscani</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 255-256.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-018-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Gli statuti medievali: contenuti, interessi vecchi e noti</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Gli statuti medievali dei comuni della Valdinievole</hi><hi rend="CharOverride-1">, Buggiano, 1998, pp. 19-29.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-017-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">La proprietà fondiaria di un mercante toscano del Trecento (Simo d’Ubertino di Arezzo)</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Signori, contadini, borghesi</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 313-314. Il faut y ajouter, pour Sienne, les </hi><hi rend="italic">Memorie</hi><hi rend="CharOverride-1"> di ser Cristofano di Gano di Guidino, ivi, pp. 393-394.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-016-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Il s’était en revanche attaché à expliciter l’importance des </hi><hi rend="italic">libri di ricordanze</hi><hi rend="CharOverride-1"> comme source historique: Id., </hi><hi rend="italic">I «libri di ricordanze» come fonte storica</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Scritti toscani</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 269-287.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-015-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">M. Riaudel, S. Rozeaux, </hi><hi rend="italic">Discrétion de la lettre, savoirs du temps</hi><hi rend="CharOverride-1">, «Brésil(s)», 15 (2019), </hi><ref target="https://www.fupress.com"><hi rend="CharOverride-1">http://journals.openedition.org/bresils/4142</hi></ref><hi rend="CharOverride-1"> (consulté le 14 janvier 2020).</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-014-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Lucca nello statuto del 1308</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Città comunali di Toscana</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 71-137.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-013-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Premessa</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Storia di Pistoia</hi><hi rend="CharOverride-1">, II, </hi><hi rend="italic">L’età del libero comune. Dall’inizio del XII alla metà del XIV secolo</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di G. Cherubini, Firenze, 1998, pp. V-VIII; Id., </hi><hi rend="italic">Apogeo e declino del comune libero</hi><hi rend="CharOverride-1">, ivi, pp. 41-87; Id., </hi><hi rend="italic">La cultura pistoiese</hi><hi rend="CharOverride-1">, ivi, pp. 317-345; Id., </hi><hi rend="italic">Sintesi finale</hi><hi rend="CharOverride-1">, ivi, pp. 417-442; Id., </hi><hi rend="italic">Ascesa e declino di Prato tra l’XI e il XV secolo</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Città comunali di Toscana</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 187-218.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-012-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">I mercanti e il potere a Siena</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-011-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Le città italiane</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 27-49.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-010-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Ivi, pp. 57-60.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-009-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Rappelons que le Centro di studi sulla Civiltà Comunale dell’Università di Firenze fut créé en 2003 à son initiative: </hi><hi rend="italic">Breve profilo di Giovanni Cherubini</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans, </hi><hi rend="italic">Uomini, paesaggi, storie</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., p. 1268.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-008-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">M. Roncayolo, </hi><hi rend="italic">Conjonctures de l’histoire urbaine en France</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">La storiografia urbanistica</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di R. Martinelli, L. Nuti, Lucca, 1976.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-007-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">À la fin des années 1970, l’histoire urbaine connut en effet en Italie une grande effervescence éditoriale, avec la création en 1976-1977 de deux revues spécialisées («Storia urbana» et «Storia della città») et, en 1978-1979, de deux collections de monographies consacrées à la ville: «Storia urbana e territoriale» (Franco Angeli), et «Le città nella storia d’Italia», dirigée par C. De Seta chez Laterza.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-006-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Voir G. Cherubini, </hi><hi rend="italic">La piazza del Duomo nelle città dell’Italia centro-settentrionale tra il XII e il XV secolo</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">La piazza del Duomo nella città medievale (nord e media Italia, secoli XI-XVI)</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di L. Riccetti, « Bollettino dell’Istituto storico artistico orvietano», XLI-XLVII (1990-1991), pp. 11-18; Id., </hi><hi rend="italic">Firenze nell’età di Dante: coscienza e immagine della città</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">Pistoia e la Toscana nel Medioevo. Studi per Natale Rauty</hi><hi rend="CharOverride-1">, Pistoia, 1997, pp. 167-180; Id., </hi><hi rend="italic">La ricerca del decoro urbano</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">La ricerca del benessere individuale e sociale. Ingredienti materiali e immateriali (Città italiane, XII-XV secolo)</hi><hi rend="CharOverride-1">, Roma, 2011, pp. 361-380. </hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-005-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Lucca nello statuto</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 89-100.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-004-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">La Firenze di Santa Maria del Fiore</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans </hi><hi rend="italic">La cattedrale e la città. Saggi sul duomo di Firenze</hi><hi rend="CharOverride-1">, a cura di T. Verdon, A. Innocenti, Firenze, 2001, t. 1, pp. 27-37, repris dans Cherubini, </hi><hi rend="italic">Firenze e la Toscana</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 105-118.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-003-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Attività edilizia a Talamone (1357)</hi><hi rend="CharOverride-1">, dans Id., </hi><hi rend="italic">Signori, contadini, borghesi</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 523-562.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-002-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Id., </hi><hi rend="italic">Le città italiane</hi><hi rend="CharOverride-1">, cit., pp. 123-126.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-001-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">Ivi, pp. 148-149.</hi></p></item>
					<item><p rend="layout_notes" ><hi rend="notes_number CharOverride-2"><ref target="xmlx_11_51-69.html#footnote-000-backlink">-1</ref></hi><hi rend="CharOverride-1">	</hi><hi rend="CharOverride-1">J.-P. Resweber, </hi><hi rend="italic">L’écriture de l’histoire</hi><hi rend="CharOverride-1">, «Le Portique», 13-14 (2004), </hi><ref target="https://www.fupress.com"><hi rend="CharOverride-1">http://journals.openedition.org/leportique/637</hi></ref><hi rend="CharOverride-1"> (consulté le 03 février 2022).</hi></p></item>
				</list><p rend="editorial_metadata_author" >Élisabeth Crouzet-Pavan, Sorbonne Paris IV University, France, <ref target="https://www.fupress.com">elisabethcrouzetpavan@yahoo.fr</ref>, <ref target="https://www.fupress.com">0000-0003-3327-6241</ref></p><p rend="editorial_metadata_polices" >Referee List (DOI 1<ref target="https://doi.org/10.36253/fup_referee_list">0.36253/fup_referee_list</ref>)</p><p rend="editorial_metadata_polices" >FUP Best Practice in Scholarly Publishing (DOI <ref target="https://doi.org/10.36253/fup_best_practice">10.36253/fup_best_practice</ref>)</p><p rend="editorial_metadata_book" >Élisabeth Crouzet-Pavan, <hi rend="italic">Villes voisines, villes lointaines: Giovanni Cherubini et l’histoire urbaine,</hi> © Author(s), <ref target="https://www.fupress.com">CC BY 4.0</ref>, DOI <ref target="https://www.fupress.com">10.36253/979-12-215-0615-0.07</ref>, Paolo Nanni, Andrea Zorzi (edited by), <hi rend="italic">Giovanni Cherubini. Il profilo, gli studi, l’eredità intellettuale. Atti della Giornata di studio in memoria di Giovanni Cherubini (Firenze, 2 maggio 2022)</hi>, pp. -20, 2025, published by Firenze University Press, ISBN 979-12-215-0615-0, DOI <ref target="https://www.fupress.com">10.36253/979-12-215-0615-0</ref></p></div>
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